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N'cha!

Le 31 octobre 2006.

Ces deux dernières semaines on été l'occasion pour moi de faire en sorte d'être tranquile, et me prendre le moins la tête possible. Peu de communication donc en général, et en particulier ici.

En passant chez mon père, j'en ai profité pour récupérer ma collection de Dr Slump, la première série du mangaka le plus célèbre, Akira Toriyama. Je ne les avais pas relu depuis le vingtième siècle, et ça me manquait. Pour préciser, pour ceux qui voient cet auteur avant tout à travers la période "Dragon Ball Z", qui a donné une impulsion décisive au shônen manga d'action à travers le monde, pour moi Toriyama est avant tout un auteur d'histoires humoristiques souvent portées sur une exagération extrême et des situations improbables et très stupides (rires). Dr Slump, qui s'étend sur pas moins de 18 tomes, est donc le summum du n'importe quoi, avec des extra-terrestres à tête de fesses, des inventions loufoques à l'origines d'histoires qui dégénèrent toujours, de nombreuses trouvailles pour briser les limites du format BD (personnages qui jouent avec les cases, onomatopées, etc), et aussi beaucoup d'auto-dérision, puisque l'auteur se met souvent en scène avec humour. Je me rend compte maintenant, en relisant cette série, que mon habitude incontrôlable de me moquer de moi à n'importe quelle occasion a dû se former naturellement à la lecture de tous les délires d'Akira Toriyama. Ce fut aussi mon premier manga (le premier manga en France même, je crois) en sens de lecture japonais, avec des flèches en haut de chaque pages pour nous guider (rires). Seul regret, dont je n'avais pas conscience il y a 10 ans, lorsque pour moi le monde des manga était totalement nouveau, la traduction de Glénat a essayé de coller avec son époque de sortie (plus de 10 ans après la sortie japonaise) et pris en compte le fait que les lecteurs soient français. Ce qui provoque anachronismes et confusions. Aussi, les références qui font appel à des éléments populaires au Japon, sont remplacées par des équivalents bien français. Evidemment, le soucis de rendre le rire immédiat en citant par exemple des refrains de Serge Gainsbourg, au lieu probablement de ceux d'un chanteur japonais, était louable à l'époque, même si ça faisait un peu bizarre de voir des personnages aux habitudes en général très japonaises parler de références françaises, mais maintenant, alors qu'on s'est plutôt habitué aux transcriptions les plus fidèles possibles, avec notes explicatives en bas de page, ça choque un peu le lecteur devenu exigeant, et limite purismatique comme moi (rires). Reste que malgré ça c'est une oeuvre que tous les débiles dans mon genre se doivent de lire! N'oubliez pas non plus les one-shots et autres histoires courtes de l'auteur, du même accabit.

Dans un autre genre, j'ai aussi regardé le documentaire diffusé par France 2 sur Jacques Chirac, qui, au delà de la dimension historique avec le suivi de la carrière du président français que je connaissais déjà bien via mes lectures sur Wikipédia par exemple, m'a surtout intéressé du point de vue des images, donnant ainsi une autre dimension à tout ce que j'avais déjà pu lire. Bref, même sans être un pro ou un anti-Chirac, ce document en deux parties valait le coup d'oeil, permettant de cerner un peu mieux l'homme en prenant du recul (beaucoup), sa carrière politique au premier plan étant sûrement une des plus longue et ambiguë qui soit.

Pendant ces deux semaines le visionnage de la deuxième saison de Desperate Housewives m'a pris pas mal de temps. Une très bonne saison, souvent très drôle, mettant les personnages dans les pires situations. Beaucoup de rebondissements donc, et un suspens très bien mis en place, grâce à un renouvellement des intrigues souvent rapides, bien ammenées et qui ont des rapports entres elles la plupart du temps. Une série à voir. Tout comme le début de la saison 3 de Lost, qui m'a beaucoup plu jusqu'à présent, ainsi que la première saison de Prison Break. Les bonnes séries TV sont nombreuses ces temps-ci, et encore j'en rate probablement plein, mais on ne peut pas tout voir (rires).

Peut-être que ça vous aidera un jour, c'est pour ça que je vous en parle, mon PC depuis cet été s'éteignait tout seul lorsque je regardais des vidéo, ou faisait tourner mes émulateurs consoles, bref, quand j'en demandais plus que la normale à l'engin. J'avais mis ça sur le compte de la pseudo canicule de fin juillet, et n'ayant pas trop malmené mon ordinateur depuis, il ne m'avait plus posé de problèmes. Mais ça a repris à vitesse grand V ces dernières semaines, et je me revoyais déjà aller acheter un nouveau bloc d'alimentation ou pire une carte mère, voir perdre les données de mon disque dur si c'était lui qui était en fin de vie. J'ai donc ouvert la carcasse pour voir tout de même s'il n'y avait pas quelque chose de flagrant, et en ai profité pour enlever la poussière. Et finalement, n'ayant rien vu de suspect, tout remarche. C'est là que je me suis souvenu que ça fait déjà plus d'un an que j'ai eu mes dernières mésaventures pécéhistiques, et donc que je n'avais pas eu à l'ouvrir et le nettoyer. D'où l'utilité de faire le ménage régulièrement dans ce secteur très friand en petites particules grises, et souvent coincé dans un endroit où il est bien à l'abri du regard quotidien...

A part ça calme plat point de vue travail, un manque d'inspiration et de courage pour mes sites principaux et la routine du côté de Fairy Tail France, qui n'en fini pas de battre des records d'affluence (plus de 1200 visiteurs quotidiens depuis une bonne semaine, et plus de 70000 visteurs en 3 mois!), ça change (rires). Plus sérieusement, j'en viens à penser que je n'arriverais pas à être à fond sur mes projets tant que je n'aurais pas rêglé tous mes principaux tracas, qui pourrissent mon groove depuis très longtemps. Difficile d'être dans un sentiment de stabilité nécessaire à la productivité quand on attend des changements encore très flou mais dont l'ombre est omniprésente.

La main de Dieu.

Le 16 octobre 2006.

Pour tout vous dire, lorsque j'ai pu mettre en ligne la news précédente, j'avais déjà vu mes deux films commandés en DVD, problème d'hébergement oblige. J'ai commencé par Scarface évidemment, vu que j'avais été je vous le rappelle stoppé en plein vol. Ce film est tout simplement scotchant. La prestation d'Al Pacino est comme hypnotique, si bien qu'à la fin, après 2h45 de tension, on met du temps à s'en remettre. Véritable fresque de l'ascension d'un baron de la drogue, c'est surtout l'épopée d'un homme qui trop sûr de lui est passé à côté de tout. Maîtrisé de bout en bout, même 20 ans après, il n'a pas souffert des affres du temps, c'est bien la marque des grandes oeuvres. A voir au moins une fois dans sa vie, en version originale de préférence, pour profiter au maximum de la prestation de l'acteur principal. Chose amusante pour finir, les amateurs de GTA III retrouveront toutes les musiques de la radio "Flashback" dans le film.

Autre perle cinématographique dans un tout autre registre, La Vie Aquatique, dont j'avais déjà parlé dans le forum. Pour ne pas me répéter j'ajouterai juste qu'ayant pu essayer la version française, elle passe totalement à côté de son sujet. Le coeur comique du film étant pour moi la manière dont parlent les acteurs, c'était de toute manière impossible à retranscrire avec des doubleurs. Vous êtes donc prévenus, si par malheur vous deviez voir Steve Zissou et son équipage parler en français, sachez que vous ne voyez pas le vrai potentiel de La Vie Aquatique... Contrairement à certains doublages français qui donnent une seconde personnalité à un film avec brio (Retour Vers le Futur, le doublage d'Eddie Murphy, etc, ou encore pour ce qui concerne les séries, Columbo ou Les Experts).

En parlant de séries, j'ai vu les deux premiers épisodes de la saison 3 de Lost, et c'est toujours aussi captivant. C'est le genre de série que j'aurais vraiment aimé découvrir par hasard une fois qu'elle eût été terminée, histoire de la dévorer d'un coup, tant l'attente est actuellement difficile à gérer (rires).

Petit entract musical, avec la sortie du nouvel opus de Deftones, Saturday Night Wrist. Un peu anxieux à l'écoute des extraits diffusés avant sa sortie, au final, la fournée 2006 d'un de mes groupes fétiches est au niveau de ce qui a été fait avant, c'est-à-dire, en toute objectivité, génial. Le son du groupe n'a cessé d'évoluer, mais toujours de manière pertinente, sans se soucier des différentes modes du moment. Bref, un style musical à lui même.

Pour finir parlons un peu de mes activités personnelles. Outre ma léthargie par rapport à mes site, à quelques exceptions près, hier je me suis un peu remis sur la version finale du KOW ici présent, en m'attelant à une nouvelle partie, celle de mes futurs comic strip (pour ceux à qui ce terme n'évoque rien, pensez à Snoopy, Garfield et autres Calvin & Hobbes). J'ai prévu ça depuis fort longtemps, mais rien de bien concret, à part deux personnages qui attendent, depuis peut-être bien 10 ans, d'être utilisés. Bref au final j'ai fait deux versions d'essai de la planche d'intro, qui m'ont au passage rassuré sur le fait que je sache toujours dessiner. Il faut dire qu'avec mes sites j'ai pas eu l'occasion de dessiner très souvent ces derniers mois, et que mes coups de crayon d'il y a trois semaines m'avaient démoralisé complètement, je ne reconnaissais plus ma main, censé être touchée par la grâce divine depuis ma prime jeunesse (rires). Cependant il faudra encore patienter avant de voir ces comic strips à l'oeuvre, il reste encore du boulot pour lancer ça dans de bonnes conditions.

Dans l'idéal ce serait pour le nouvel an 2007, avec 4 strips par semaine, plus une planche couleur le week-end, un peu "à l'ancienne", les connaisseurs comprendront (rires). Mais n'espérez pas voir la version finale de KOW en même temps, je pense que je vais plutot faire en sorte d'ajouter les grosses nouveautés petit à petit, le temps de finir en même temps les parties moins essentielles, et vous offrir le top du top du Kahwui sans trop faire durer le suspens (enfin, sans trop le faire s'éterniser, vu que j'en parle déjà depuis un bail). Pour vous rassurer, pensez à ces pauvres fans de Rave, je leur parle de ma version 4 de Rave France depuis 9 mois sans qu'ils aient rien vu du tout...

Hair Jordan.

Le 13 octobre 2006.

Comme trop souvent, ces deux dernières semaines ont été des moments "sans". Pas très inspiré pour écrire, ni ici, ni ailleurs. Bref pour sortir du silence, rien de mieux qu'une session de "père castorisation". Allez, je vous raconte mon histoire.

D'abord parlons capillosité, coupe de cheveux, tout ça. Avant, quand j'étais jeune, j'allais chez le coiffeur. Les joies du shampoing, de Chérie FM, et du *scouic* *scouic* *scouic*. Puis un jour, il y a environ six ans, ma mère fit le lourd investissement d'une tondeuse. Vu que j'allais chez le coiffeur les derniers temps pour me raser la crinière à 3 mm, autant le faire soi-même, ça revient moins cher. Et pendant ces six années, ma mère pu perfectionner sa technique de tonte. Bien évidemment, il y eu cet entract de deux ans et demi à se laisser pousser les cheveux, mais comme vous devez le savoir, passé les 40 cm, c'était devenu insupportable, donc la tondeuse a repris le service. Malheureusement, on doit tous partir un jour, et cette brave machine nous abandonna, mais heureusement, pas en plein exercice de ses fonctions. La semaine dernière, je suis donc allé, avec mon ami Pierre, lui aussi intéressé par un investissement d'avenir, acheter une nouvelle tondeuse. Arrivé dans le rayon, on peut être surpris par le choix proposé, très conséquent. Nous avons finalement choisi le même appareil, une tondeuse à 30€ que l'on peut utiliser sans le fil, chose bien pratique quand on veut se tondre tout seul. Car, je me suis décidé à laisser ma mère tranquile, et à faire ça moi-même! C'est surtout qu'elle n'avais jamais osé faire autre chose qu'une tonte uniforme, et que je n'ai jamais osé non plus lui demander de jouer les apprenti coiffeuses. Mardi dernier, je me suis ainsi bien installé pour faire cette experience, en étant de toute façon rassuré par le fait que si je me ratais lamentablement, je pouvais toujours "reprendre à zéro" (rires). Mais ce ne fut pas le cas, et après avoir galéré pour trouver des angles intéressant avec mes miroirs, j'ai réussi à faire ce que je voulais, tout en m'amusant, parce que c'était vraiment marrant. Résultat, 2 cm sur les cotés, 4 cm sur le dessus, et la "fresh attitude" (rires).

En allant m'acheter l'ennemie des cheveux, j'ai aussi pris quelques manga, à la FNAC (le genre de chose que j'évite autant que possible). Entre un festival de bouquins cornés, déchirés, pliés, ou complètement ruinés, j'ai quand même trouvé mon bonheur, que voici :

  • Fruit Basket 4 & 5, de Natsuki Takaya.
  • Katsu 10, de Mitsuru Adachi.
  • Les Ailes du Phénix 4 & 6, de Lim Yae Ju et Lim Jin Ju.
  • Nana 14, de Ai Yazawa.
  • Yaiba 7, de Goshô Aoyama.

J'ai aussi enfin acheté une nouvelle carte mémoire GameCube, ce qui me permet enfin de pouvoir profiter de ma ludothèque au complet. En particulier Beyond Good And Evil, qui croupissait sur mes étagères depuis presque deux ans, vu que sa sauvegarde prend 55 blocs... Vraiment honteux. Je l'ai donc plus que commencé, vu que je suis déjà au dernier boss. Un jeu qui se veut dans la veine d'un Zelda, mais qui m'a surtout fait penser à Jak II pour son côté ville ouverte et son univers de dictature, et puis à Sphinx et la Malédiction de la Momie, pour son côté ville peuplée de manière assez cheap, et sa jouabilité. Mais la grosse particularité du jeu est d'être tel un reporter de l'impossible, appareil photo à la main. La discrétion est privilégié, et l'action assez peu présente. C'est un jeu assez réussi, même si l'ont peut regretter son manque d'envergure. L'aventure est courte, dirigiste et facile (à part, comme d'habitude, LE DERNIER BOSS, il doit exister un cartel chez les développeurs, voulant à tout prix me priver de la scène de fin de mes jeux), ce qui fait que les bonnes idées sont souvent survolées. Le potentiel était pourtant là, à travers un univers assez riche, un esthétisme soigné, et une réalisation plus qu'agréable dans l'ensemble. Une expérience à tenter quand même, si vous en avez l'occasion.

Chose incongrue, Beyond Good And Evil est un jeu réalisé sous la houlette de Michel Ancel, une des rares "célébrité" du jeux vidéo français, et il a fallu qu'à la même période, je soit sur Rayman 3, des mêmes développeurs, et toujours sur GameCube.

Outre jouer aux apprenti coiffeurs, au lecteur de manga, et au joueur de jeux vidéo, j'ai comme toujours lu des tas d'articles sur des tas de sites, et j'ai pu constater avec étonnement que l'un de mes préférés, Overgame, avait changé de look. Etonnement, car il avait gardé le même design depuis ses débuts, il y a pas mal d'années déjà. Bref, un joli ravalement de façade, même si on y perd un peu au change (les images en fin d'articles sont passées à la trappe par exemple). C'est beaucoup plus rapide sans les pubs, c'est déjà ça! Un des derniers articles parle de la fermeture de Clover Studio, les talentueux développeurs gavés d'idées de la série des Viewtiful Joe, d'Okami et de God Hand, sous le giron, que l'on aurait pu croire protecteur, de Capcom. C'est plus que triste et j'espère en tout cas que la rumeur de leur reformation sous un nouveau nom et en indépendant se concrétisera. Pour finir de parler de jeux vidéo, je me suis créé un blog sur Gamekult, intitulé habilement "Kahwui't sur dix" (K8/10) vu que j'y ai mis des avis personnels, que j'avais posté sur KOF, à propos de jeux.

Autrement, j'ai vraiment très peu travaillé, c'est lamentable j'en conviens, et surtout j'ai un amas de mails à répondre terrifiant qui augmente de jours en jours. Plus il y en a moins j'ai envie d'y répondre, il faut que je fasse quelque chose bon sang! Comme... engager une secrétaire? (rires) Je suis vraiment désolé en tout cas pour ces pauvres gens qui attendent mes réponses.

J'ai aussi voulu regarder le film Scarface, avec notamment Al Pacino, mais le DVD à "squizzé" en pleine lecture, et mon lecteur ne veut plus entendre en parler. Comme c'était un rip (maintenant plutôt R.I.P.) DVD qu'on m'avait prêté, c'est pas grave. Résultat, j'ai commandé la version collector du film, et j'en ai profité pour prendre aussi celle d'un de mes films cultes, La Vie Aquatique (The Life Aquatic with Steve Zissou), que j'avais furieusement envie de revoir, et revoir, et revoir, et revoir, et revoir, au revoir.

Hikagogo!

Le 1er octobre 2006.

Comme l'écolier que j'ai été, je doit justifier mon absence. Vite inventer une histoire. Mmm... j'ai rencontré un habitant de Saturne, qui m'a demandé de dispenser la pensée saturniste à travers le monde parce que les gens de sa planète m'avaient choisi comme leur élu. Nan, Raël l'a déjà fait, et puis dire qu'il y a des gens qui vivent sur Saturne ça prouve plutôt que j'ai pas appris mes leçons. Bon, on va finalement s'en tenir au classique "problèmes familiaux" (décès d'un hamster, parents trop bourrés pour m'emmener, etc) j'ai pas que ça à faire.

Le manga Hikaru No Go que j'achète depuis le tome 1 est terminé en France depuis déjà quelques mois avec le tome 23, et c'était une de ces séries dont j'avais perdu le fil, donc que je continuais à acheter sans la lire, après m'être perdu vers le 7ème tome. Et c'est il y a 2 jours, pour éviter de penser à mes "problèmes familiaux", que j'ai commencé à me rattraper.

Lire une série d'un coup est très différent de lire au rythme de parution français (un tome tous les 2 mois), et encore plus que de lire au rythme de prépublication japonais via les scantrads (en moyenne un chapitre par semaine). L'attente procure en général une certaine frustration, et rend le lecteur plus exigeant. Prenez une manga comme Black Cat, qui dans son dernier tier ne met en scène quasiment que des combats. Enchaîner tous ces tomes sur environ une année m'a assez ennuyé alors que je pense qu'en les relisant d'une traite, ça doit beaucoup mieux passer, car on peut vraiment rester dans l'intensité du déroulement. C'est comme ça que je me suis retrouvé à lire 5 tomes d'affilée, parce que Hikaru No Go est une série assez fascinante.

Racontant la rencontre du fantôme d'un génie de go à la recherche du coup divin, Saï Fujiwara, et d'un jeune collégien désinvolte qui ne connait rien au go, Hikaru Shindo, la série nous montre comment ce dernier va se prendre de passion pour ce jeu, au détriment de Sai, qui va de moins en moins pouvoir jouer à travers lui. Si au début Hikaru se fiche de jouer, et n'accepte de le faire que pour faire plaisir à Sai, la rencontre d'avec le jeune prodige Akira Toya, fils du meilleur joueur en exercice, va tout changer. Celui-ci ne va cesser d'être troublé par la manière de jouer de Hikaru, quand lors de leur première partie il se fait écraser sans le savoir par Saï, puis lors de leur deuxième partie gagne une facile victoire, car Hikaru s'est décidé à jouer lui-même. Akira va ainsi surveiller ses arrières, lui qui était promis à la succession certaine de son père.

Hikaru va lui tenter de marcher sur les traces de son "rival", et prouver qu'il n'est pas seulement le corps d'adoption de Saï. Ce dernier va donc se muer en entraîneur, en essayant cependant de pousser Hikaru à le laisser jouer dès que possible. Internet était une solution idéale pour garder leur secret, mais là encore, elle n'apporta qu'encore plus d'interrogations autour de Hikaru qui au fur et à mesure de sa progression va intriguer de plus en plus de monde.

Si le début de la série est assez classique, la suite est assez surprenante. Tout tourne autour du go, et les relations entre les personnages, autrement que par le biais du go, sont simplement éludées. Et pourtant, même pour un ignard total de ce jeu, c'est très prenant. Mis à part le fait que Saï intègre l'esprit de Hikaru, il n'y a rien de surnaturel, tout est très réaliste ou en tout cas crédible. Le scénario est très bien documenté, et la réalisation est remarquable en tout point, le dessinateur Takeshi Obata maîtrisant son art de bout en bout, une rare sensation de perfection se dégageant de ses planches. Les parties sont très intenses sans être lassantes, la psychologie des personnages étant vraiment poussée. On voit ainsi grandir Hikaru au fil des parties, on perçoit la façon dont les autres personnages voyent cet énigmatique garçon, et on s'inquiète sur le sort de Saï. Hikaru n'est pas le centre absolu du récit, de nombreuses scènes s'attardent ainsi sur les protagonistes qui l'entourent au fil du récit, on s'attache facilement à certains d'entre eux, on en déteste d'autres (rires), et de ce fait, il n'y a pas de lassitude liée à une certaine routine. Car après une phase d'ascension pour Hikaru, va se succéder une période de doute.

L'occasion de faire mûrir ce jeune collégien un peu fou-fou, lui faire comprendre à lui et Saï la vrai nature de cette rencontre improbable, et en même temps de faire évoluer les dessins. C'est assez bien vu, et ça cadre bien avec le scénario, les traits se voulant moins exhubérants et moins arrondis, mais toujours aussi beaux et impeccables. Dans cette partie l'humour est en retrait, et laisse place à l'introspection, la nostalgie, pour aboutir à une première fin qui semble résoudre le postulat de départ. Je me suis arrêté là pour le moment, je vous parlerais de la suite très vite je pense (rires).

Outre Hikaru No Go, j'ai aussi lu le tome 13 de Nana, un très bon tome, qui se veut assez rassurant, tous les personnages atteignant une certaine stabilité ou retrouvant de l'espoir. Doit-on s'attendre à des drames en séries par la suite? (rires)

Si je vous parlais de la planète Saturne au début, c'est parce que je me suis soudainement, ou plutôt par hasard, intéressé à l'étude de cette planète, la sonde Cassini-Huygens étant actuellement en orbite de celle-ci pour l'observer sous toutes les coutures, ainsi que ses nombreux satellites naturels. J'ai aussi fait un tour d'horizon de ce que l'on sait des autres planètes de notre système solaire, et je me suis rendu compte qu'il n'était pas si évident d'avoir des photos depuis la terre, et encore moins d'envoyer des appareils dans leur direction. Sans conteste sous l'influence des sacro-saint shéma du système solaire présentant toutes les planète sur une même ligne, la réalité est bien différente. Arriver à faire rencontrer la trajectoire d'une sonde avec celle d'un astre, quand la dimension technique s'ajoute à ça, c'est vraiment très impressionnant. De plus il ne suffit pas d'envoyer une machine dans un coin de l'espace, il faut aussi trouver les moyens d'étudier une fois sur place, sachant qu'encore une fois, si l'on prend l'exemple de prendre des photos de Saturne, il faut se sortir de l'esprit que le soleil y rayonne autant que sur terre. Si ça vous intéresse aussi, pensez au geste Wikipédia!