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Distribution de Shoryuken à la récré.

Le 24 juin 2007.

Et voilà, les aventures d'avec mon PC sont terminées, enfin pour le moment, on est jamais à l'abri de quoi que ce soit avec ces machins-là. Je suis donc allé me procurer la dernière pièce du "puzzle", la carte connecteur PCI dôtée de ports Serial ATA (SATA)... Seulement, si l'abscence de précisions sur la nature des ports, la norme SATA de base (SATA 150) ayant évolué (en SATA 300, comme mon disque dur), m'a fait penser que cela ne changeait rien, en fait, ça change beaucoup. Et la carte sur laquelle j'ai jeté mon dévolu, pour 19€, plafonne malheureusement au SATA 150, mon disque dur n'aura donc pas la possibilité d'avoir les meilleurs taux de transfert possibles. Ce qui au final m'importe peu, car en voyant le prix d'une carte avec des ports en SATA 300, soit plus de 60€... autant directement racheter une carte mère (non merci). Mais une fois rentré au bercail avec la huitième merveille du monde, le plus "drôle", c'est évidemment l'installation. L'Homme Moderne en pleine action, c'est beau, ouais, mais mettez des boules quiès. Désolé, mais les notices fleuves qui se gourrent dans les intitulés, ça me fait brailler. On a déjà du mal à retrouver la ligne où on en est dans les pavés de texte, alors si en plus c'est pas marqué pareil que ce qui est affiché à l'écran, et que tout ça fait joujou avec des années de travail... M'enfin, le principal, sachez-le, c'est que ça a fini par marcher. Moi je dis, pourvu que ça dure.

A part ça, j'use mes manettes PS2 sur le toujours génial Okami, en alternance avec Canis Canem Edit (Bully aux USA), le GTA en culottes courtes de Rockstar, qui prouve que la formule peut très bien marcher sans faire intervenir des gangsters armés jusqu'aux dents. Non, ici il s'agit seulement de se faire une place dans une école qui concentre toutes les tares possibles. Avec une population stéréotypée à mort, mais tellement vraie, c'est l'âge qui veut ça, la Bullworth Academy s'organise logiquement en bandes : sportifs, gosses de riches, loubards, ou encore nerds, dont il va falloir gagner le respect dans la peau de Jimmy Hopkins, le sale gosse au grand coeur et à la langue bien pendue (et pas que pour causer, hum). Contrairement à un GTA où le héros semble increvable et ne dors jamais, ici vous devrez vous plier à un emploi du temps. Levé à 8h, vous devrez (en théorie) assister à deux cours dans la journée, et pourrez vaquer à vos occupations jusqu'à 2h du matin, heure à laquelle Jimmy s'écroulera de fatigue, au risque de se réveiller le lendemain matin avec quelques choses en moins... il faut donc impérativement rallier son lit avant l'heure fatidique. Les journées passent vite, et pour accomplir des missions, vous serez parfois contraint de sécher les cours, ce qui impose d'être vigilant, car les surveillants ne sont pas des tendres, ni les policiers, car plus tard dans le jeu, les porte de l'école vont s'ouvrir, et vous aurez ainsi accès progressivement à toute la ville. C'est là que le jeu prend toute sa dimension. Car Canis Canem Edit regorge de choses à faire, toutes plus variées les unes que les autres. Les cours sous forme d'épreuves vous permettront d'agmenter vos diverses capacités, les interactions avec le décors et la population sont nombreuses, comme fouiller les casiers, parler aux autres élèves, se faire des copines chose indispensables pour gagner un surplus d'énergie, et bien sûr se battre, avec une très belle panoplie de coups et d'enchaînements là aussi à faire évoluer. Les missions mettrons souvent à l'épreuve vos capacités aux poings, mais vous trouverez aussi à votre disposition une panoplie d'armes aux effets variés, lance-pierres, oeufs, substances odorantes, pétards, etc. Autre aspect très "San Andreasien", la possibilité de changer de fringues, pour arborer de très nombreux looks, des plus classes aux plus craignos, et qui bien entendu auront une réception plus ou moins positive auprès de telle ou telle population. Comme souvent chez Rockstar, un soin particulier est donné à l'aspect sonore de ses jeux. Le titre est donc bourré de répliques souvent très drôles, ainsi que de musiques qui collent avec force au sujet (et je parle là d'une vraie partition sonore, pas d'un patchwork de morceaux plus ou moins connus). Et puis bien entendu, les cut-scenes sont réalisées avec brio (synchro-labiale du tonerre, attitudes et dialogues au top). Vraiment, il est très difficile de trouver un défaut majeur à ce jeu. Les aspects technique et graphique s'en sortent très bien pour le genre, avec de surcroît une évolution de l'environnement, le jeu étant découpé en chapitres / saisons (attention, la neige ça glisse), la jouabilité en dépit de quelques errements dûs à la caméra bénéficie tout de même de l'expérience des développeurs dans ce genre de jeu, le fun est surtout complètement au rendez-vous, et la longévité aussi, puisque entre les objectifs primaires et secondaires nombreux, l'exploration de l'aire de jeu est une quête à part entière, avec son lot de trucs à collecter, et de recoins à visiter, pour le plaisir de se balader en skate ou en vélo. Bref, je crois bien que si il est si difficile de prendre Canis Canem Edit en défaut, c'est tout simplement parce que c'est un excellent jeu (rires).

Passons maintenant à une nouvelle de taille. Plus de dix ans après sa sortie, la carte arcade CPS-3 de Capcom (CPS-3 pour "Capcom Play System 3") est enfin émulée! Si elle n'a hébergé que six jeux au total, c'est tout de même l'hôte des derniers vrais Street Fighter, dont l'énorme Street Fighter III 3rd Strike : Fight For The Future (rien que le titre l'est, énorme). On croirait presque aux miracles après tout ce temps, la protection du CPS-3 étant une vraie plaie (à un point tel qu'elle lui a valu en partie son relatif insuccès en salles d'arcades). Pour l'instant tout n'est pas encore parfait dans le premier émulateur disponible, même si on peut considérer que la situation a évolué incroyablement vite, mais on peut déjà prendre son pied (mais pas dans la gueule, ça fait mal) en admirant les qualités visuelles de ces jeux, dôtés d'animations 2D extraordinaires, et bien sûr en y jouant. Si vous êtes donc un peu familier avec le monde de l'émulation, foncez!

Je finis en vous parlant d'une bien triste nouvelle, Arrêt sur images, l'émission animée par le très dérangeant Daniel Schneidermann depuis 12 ans sur France 5, n'a pas été reconduite à la rentrée. On pourrait dire qu'on s'en fout, sauf que pour une fois, c'est juste une émission indispensable à la télé, car elle a(vait) pour mission de décrypter ce média qui a bien souvent du mal à poser un regard critique sur lui-même, alors qu'il en a plus que besoin. Les motifs de cette décision injuste sont encore bien mystérieux, quelques pistes sont à suivre de-ci de-là, liées ou non au nouveau contexte politique, mais je vous conseille donc de suivre le blog de Daniel Schneidermann, où vous pourrez trouver l'adresse de la pétition qui fait beaucoup parler d'elle. On ne s'attaque pas sans faire de vagues à l'une de meilleures émissions que propose la télévision, l'une des seules que je regarde, ironiquement sur le web, car chose rare, la version proposée n'était pas coupée au montage, sauf depuis cette années (déscision imposée par la chaîne qui laissait déjà augurer du verdict récent), c'était souvent instructif de voir ce qui se passe une fois le générique de fin lancé. Il n'y a plus qu'à espérer que la vérité l'emporte, ce que cherchait à faire ce programme.

Sombre héros.

Le 10 juin 2007.

Je me suis totalement immergé dans le visionnage de séries TV ces derniers temps, moyen très efficace de fuir lâchement la réalité, et donc, ses responsabilités... C'est ainsi que j'ai regardé la première saison de Heroes, qui suscite un engouement certain, et que j'avais ignorée volontairement jusqu'à la fin de cette première saison. Imaginez que ce soit "trop super de la mort qui tue", j'aurais bien été obligé d'être esclave de l'attente hebdomadaire. Horrible. Et donc après avoir ingurgité la semaine dernière les 23 épisodes que contient la première saison, j'ai eu une vraie bonne idée d'attendre pour tout voir d'un coup, parce que c'est "trop giga de la mort qui tue". Rien que ça. Bref j'ai même pas envie de vous en parler, je préfère vous laisser la surprise car c'est à voir à tout prix, tant tout est impeccablement bon : acteurs, mise en scène, scénario, personnages, etc. Seule mise en garde, c'est régulièrement sanglant, pas assez pour être un prétexte pour ne pas la regarder, mais assez pour fermer judicieusement les yeux de temps en temps, si comme pour moi cela a un effet "poupée vaudou" sur vous (rires). En France c'est TF1 qui va bientôt diffuser Heroes, donc tentez franchement le coup, même si je vous conseille, comme toujours, plus que vivement la version originale si vous le pouvez.

Après ça, comme j'avais écumé toutes les séries du moment qui m'intéressaient, je me suis enfin décidé à faire des choses plus constructive. Ou plutôt ruineuses. Voilà ainsi plus de deux ans que je veux acheter un nouveau disque dur, vu que celui en place flirte avec les 99% d'espace occupé depuis tout ce temps. Sauf qu'à force d'optimiser tout ce qu'il y a dessus, pour ne garder que le meilleur, viens un moment ou il n'y a plus moyen de remplacer de l'inutile par de l'utile. C'est ainsi que j'ai pris un disque dur répondant à mes besoins. Sauf que pour ça j'ai dû aussi changer l'alimentation du PC, et qu'un imprévu final a retardé le moment jubilatoire où tout est en place et fonctionne à merveille. Après avoir installé l'alimentation en question, je vais pour mettre le disque dur. Et là... c'est le drame. Ma carte mère ne possède pas la classe du futur que sont les ports SATA, indispensables pour connecter mon disque un peu trop moderne. Etant donné que je l'ai changée (sous la contrainte) l'année dernière, je pensais quand même qu'elle embarquait cet élément indispensable, les ports SATA existants depuis... 2003. Bref, me voilà obligé de m'embarquer pour un nouveau périple, trouver une carte PCI (qui se branche sur ma carte mèr/d/e) avec des ports SATA en dépensant le moins possible. Je vais donc attendre mon prochain "voyage manga", le RER ça coûte cher, n'ayant pas vraiment confiance en La Poste.

Et en parlant de manga... en allant acheter mon alimentation PC, j'ai aussi rattrapé mon retard de deux mois sans rien acheter, soit 27 tomes (URGL!). Et comme à mon habitude, voilà ce qu'il en est : ma liste de courses (ce blog a une puissance comique démentielle irréfutable).

  • Bleach 21, de Tite Kubo.
  • D.Gray-Man 4, de Katsura Hoshino.
  • Death Note 4, de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata.
  • Densha Otoko 2, de Hidenori Hara.
  • Get Backers 21, de Randô Ayamine et Yûya Aoki.
  • Gintama 2, de Hideaki Sorachi.
  • H2 5, de Mitsuru Adachi.
  • Ichigo 100% 6, de Mizuki Kawashita.
  • Inu Yasha 25 & 26, de Rumiko Takahashi.
  • Katsu 13, de Mitsuru Adachi.
  • Lamu 8 & 12, de Rumiko Takahashi.
  • Les Ailes du Phénix 5 & 7, de Lim Yae Ju et Lim Jin Ju.
  • Midori Days 7, de Kazurou Inoue.
  • Nana 16, de Ai Yazawa.
  • Negima 9, de Ken Akamatsu.
  • Pretty Face 5 & 6, de Yasuhiro Kano.
  • Regatta 2, de Hidenori Hara.
  • Spirit Of The Sun 9, de Kaiji Kawaguchi.
  • Suzuka 1, de Kouji Seo.
  • Touch 10 & 12, de Mitsuru Adachi.
  • Yaiba 11, de Goshô Aoyama.
  • Zetman 7, de Masakazu Katsura.

Hum. Oui, je ferais mieux d'investir tout de suite dans un ticket RER et une carte pour mon disque dur qui hébergerera toutes mes créations, au lieux d'acheter certains titres probablement pas indispensables de cette liste... Sauf que je vous rappelle que mon pauvre cerveau fonctionne comme un muscle depuis quelques temps, ou si vous préférez à un puzzle 10000 pièces (à part pour trouver des excuses, ça c'est un réflexe). Puis il est trop tard maintenant de toute façon (oh, quelle belle feinte). Simplement parce qu'un pas si bref passage > FNAC > Micromania > ScoreGAME, a eu raison de mes derniers deniers. Oui, comment résister à des jeux que vous désirez depuis longtemps, et qui sont là juste devant vous, à des prix défiant toute concurrence, même celle redoutable des sites de ventes sur internet (dont le risque de défaillance postière est un excellent pourrisseur de groove)? Le magistral Okami neuf à 20€ seulement. Un bon petit Driver Parallel Lines neuf à 10€. Les excellents Pikmin 2, Tomb Raider Legend et Canis Canem Edit quasiment neufs à 15€ pièce. Et enfin, clou du spectacle, l'acclamé Resident Evil 4 (sur PlayStation 2 -comme tous les jeux précédemment cités à part Pikmin 2, qui loge sur GameCube, console qui accueille la plus belle mais plus courte version de ce Resident Evil 4-) en excellent état à... 8€! Impossible de passer à côté.

Finissons inévitablement en parlant de tennis avec le tournoi de Roland Garros. Même si j'ai manqué beaucoup de la première semaine, qui a été marquée par le temps bien pourri dont je vous parlais le mois dernier, j'ai quand même suivi la seconde semaine, avec quelques beaux matches, dont la final Roger Federer / Rafael Nadal, remake de l'an dernier. Nadal a encore gagné, ce qui fait qu'en trois participations il n'a jamais perdu (...), et empêché une nouvelle fois Federer de réaliser le Grand Chelem en déployant son jeu impitoyable. Roger a beau être ce que le tennis a fait de mieux, il lui a manqué la fougue de l'Espagnol dans cette finale riche en points superbes. Même "Rafa" était désolé pour son adversaire et ami (ils projettent de jouer en double ensemble), mais il aurait de toute façon été insultant de ne pas jouer à son meilleur niveau pour que Roger entre dans l'histoire. Ce dernier va devoir s'élever encore davantage s'il veut devenir LA légende du tennis.

Chez les filles même shéma, avec une nouvelle victoire de Justine Hénin, face à ma joueuse préférée, Ana Ivanovic, qui a cédé sous la pression, suite a un moment de déconcentration, malgré une entame de match excellente. La Belge n'a juste eu dès lors qu'à se mettre en place et dicter son jeu afin de remporter le tournoi pour la quatrième fois. Enfin, je ne peux pas passer sous silence le parcours de mon cher Marat Safin, qui a malheureusement été victime une nouvelle fois de son inconstance en sortant dès le deuxième tour. C'est triste, mais je suis bien mal placé pour le critiquer là-dessus, tant mes moments de fulgurance sont ternis par mes doutes récurrents (rires).

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