Blog » Octobre 2007

Il serait "tombé dans une énorme machine à faire des jambons"?

Le 17 octobre 2007.

En ce début d'automne, mon quotidien fait de brouillard et d'eaux troubles, toujours lié à ce que j'évoquais il y a quelques semaines, même si les lignes ont bougé, ne me pousse pas vraiment à sortir mon site de sa léthargie. Mais j'ai réussi à me remobiliser l'espace de quelques instants pour sortir de mon silence.

Quand une situation est bloquée, car ne dépendant plus de vous, alors que vous vous êtes torturé l'esprit au point d'avoir envisagé chaque solution possible, l'un des remèdes pour ne plus remuer indéfiniment les mêmes choses dans votre tête sans savoir si ça va se décanter un jour, causes de fatigue et de lassitude, au point de finir par désirer tout laisser tomber et céder à la fatalité, c'est de faire distraction. Je me suis donc acheté quelques jeux vidéo, excellent moyen de s'évader temporairement de cette éprouvante spirale de réflexion, en apportant de nouveaux défis à relever. Ainsi j'ai pris sur GameCube Wave Race : Blue Storm, la suite polémique du mythique jeu de Jet-Ski de la Nintendo 64. Polémique parce que moi qui voue un culte à Wave Race 64, je n'avais jusqu'à présent pas du tout retrouvé dans sa suite l'élément clé qui le posait comme un jeu culte à mes yeux, à savoir le moteur physique, offrant une intéraction divine entre les vagues, le Jet et le pilote. Le nouveau moteur de Blue Storm fait disparaître toute la souplesse que son aîné proposait, au profit de sensations plus brutes, rendant la maniabilité très délicate à maîtriser. Après quelques heures de jeu supplémentaire je n'ai toujours pas trouvé le feeling pour apprécier pleinement ce jeu, mais le tout étant très soigné cela pousse quand même à vouloir aller plus loin. Sauf qu'étant terriblement difficile, je vais sûrement devoir piquer la partie d'un héros l'ayant terminé (rires).

Ma PlayStation 2, toujours aussi vieillissante, a aussi été très gâtée, avec pas moins de sept jeux. Citons d'abord le fabuleux God Hand, beat'em all de furieux, aux partis pris sans concessions mais surtout fort de son système de techniques loufoques à débloquer et à configurer à sa guise. Encore une victoire de Clover (auteurs d'Okami et de Viewtiful Joe). Poursuivons avec Project Zero II : Crimson Butterfly, survival-horror vraiment flippant, antithèse de ce qu'est devenu la série des Resident Evil. Puis un peu de testostérone avec le FPS nommé simplement Black, qui se veut être aux armes à feu ce qu'est Burnout aux voitures, bref, un truc de sauvage, mais cependant pas aussi jubilatoire que la série de carnage automobile de Criterion. Le fait de vider un chargeur à côté d'un ennemi à cause de la visée au stick n'est pas la seule raison malheureusement (mes impressions complètes sont au programme, comme pour le reste). Enchaînons avec un autre beat'em all, Devil May Cry 3 : Special Edition, que j'ai pris tout en sachant que je ne le finirai jamais à cause de sa difficulté gargantuesque pour moi. Enfin, j'ai jeté mon dévolu sur trois RPG. Le très sympa (même dans son prix, seulement 10€) Atelier Iris 2 : The Azoth Of Destiny au charme rétro, mélangeant 2D et 3D, pas étonnant pour un jeu au système d'objets basé sur l'alchimie. Les deux autres, Kingdom Hearts II et Final Fantasy XII, étant deux incontournables de la console que je ne pensais pas avoir avant un bon bout de temps, mais que j'ai trouvé à 15€ d'occasion chacun. Dommage par contre que leur version française soit si décevante pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas jouer aux RPG en français, et encore moins avec des scènes doublées. J'aurai été plus inspiré de me dégoter des versions UK. Mais tant pis, ça ne m'empêche pas (trop) de m'amuser pour autant.

Côté lecture, Death Note avec ses tomes 5 et 6 a continué à me faire vivre parmi mes plus beaux moments de lecteur de manga, tant cette oeuvre est captivante et jubilatoire. Il faut avouer que se rendre compte au bout d'une heure haletante que l'on est même pas encore à la moitié du volume est une sensation grisante, à l'idée que cet immense plaisir va encore continuer, là où il se serait déjà arrêté avec n'importe quel manga. Et surtout, suivre un scénario qui arrive à vous dépasser constament, alors que vous vous sentez comme étant trop conscient dans votre propre vie, c'est apaisant. Au contraire, lire un manga comme Gintama, au scénario qui ne veut aller nulle-part et au rythme totalement nonchalant, tout en étant furieusement drôle, avec des répliques venues du fin fond de l'espace, si bien qu'on ne les voit pas arriver, offre de grands moments de rigolade pour peu que l'on adhère à ce genre d'humour sans concessions, qui semble ne pas vouloir faire rire à tout prix. Le titre de cet article étant une tirade du "héros" toujours très tranquille Gintoki, lancée au père d'une horrible fille disparue dont il est chargé de retrouver la trace, voyez le genre...

Ces dernières semaines se déroule aussi la Coupe du monde de rugby (à XV, connu sous le nom de "rugby union" chez les britanniques, par opposition à "rugby league", le rugby à XIII), et en bon fan de ce sport j'ai suivi les phases finales avec assiduité, car la première chaîne française a enfin diffusé tous les matches, puisque avant les quarts de finale, la plupart des rencontres n'étaient que sur Eurosport... alors qu'on nous en parlait partout. Rageant. Je me suis surpris à prendre d'affection le jeu de l'Afrique du Sud, équipe dont, ô miracle, j'ai pu voir presque tous les matches, et qui, je l'espère, va remporter le tournoi contre l'Angleterre, étant donné que la France, en continuant à remiser au placard son fameux "French Flair", est complètement passée à côté de sa demi-finale. Rugbymen dans l'âmes, n'hésitez pas à venir lire ou réagir à mes impressions d'après-match sur le forum, plus on est de fou, plus on... (rires)

Bien, je pense en avoir assez dit pour aujourd'hui, et j'espère être de retour au plus vite, avec de bonne nouvelles pour moi, et donc pour vous si vous aimez ce que je fais. Voir même des bonnes nouvelles pour ceux qui ne savent pas encore qu'ils vont aimer ce que je vais faire. Bon, ça suffit, là je vais me coucher, c'en est trop, je suis insupportable!