Blog » Novembre 2007

< Octobre 2007 - Novembre 2007 - Décembre 2007 >

IM IN UR R00M, PLAYIN UR G4MZ.

Le 21 novembre 2007.

Puisque je n'ai toujours rien de bien sérieux à vous proposer, oeuvrant toujours dans l'ombre afin de régler la tonne de chose qu'il me reste à faire, avec pour seule arme l'espoir d'y arriver, je continue à partager avec vous ici le côté futile de mon quotidien. Même si ça devient difficile, ça aussi, comme vous pouvez le voir d'après l'espace toujours plus grand qui sépare chacune de mes apparitions. Les méfaits de l'introspection, au service de l'avenir dira-t-on. Bien, cessons de parler de manière mystérieuse et théatrale, c'est parti mes Kahwuis!

Au début du mois, un article de l'excellent Gameblog m'a donné envie de me replonger dans le fabuleux jeu qu'est Day Of The Tentacle, un sommet du style "point-and-click". Ce jeu d'aventure signé Lucas Arts, où il s'agit simplement de résoudre des énigmes à base d'utilisation d'objets très... variés, vous permet de diriger trois jeunes gens dans trois époques différentes, à la suite d'un accident causé par un tentacule ayant obtenu une paire de bras en buvant une substance toxique. Celui-ci, déjà un brin machiavélique à la base, décide de conquérir le monde et faire disparaître l'humanité. L'instigateur de tout ce merdier, le Dr. Fred, envoie les trois amis dans le passé afin que le tentacule ne boive jamais le produit en question. Mais la machine à remonter le temps s'enraye, et voilà Hoagie, le roadie fan de Hard Rock, se retrouve 200 ans dans le passé au moment de la rédaction de la constitution des Etats-Unis, et que Laverne, la fille un peu dérangée du bulbe, est projetée 200 ans dans le futur, où les tentacules ont asservi les humains. Bernard, l'intello déjà héros de l'opus précédent, que les possesseurs de NES notamment ont pu découvrir, Maniac Mansion, reste dans le présent et va aider tant bien que mal à faire revenir ses deux compagnons, qui n'ont pourtant pas l'air plus troublés que ça. La grande force de Day Of The Tentacle est comme tous les jeux du genre, son humour, avec ses casse-têtes à base d'objets tout à fait ordinaire mais utilisés de manière souvent très inattendue, avec sa montagne de dialogues (excellement doublés) hilarants, tout autant que les personnages en eux-même, et bien sûr avec une touche graphique qui transcende les âges, malgré les gros pixels. Le jeu datant de 1993 et tournant sous DOS à la base, on peut heureusement toujours en profiter via le logiciel ScummVM. L'avantage de ce type de jeu est aussi de pouvoir se jouer sans aucune expérience préalable, donc si vous voulez le découvrir maintenant, il n'y a rien de compliqué du moment que vous savez lire, cliquer et avez l'esprit un petit peu beaucoup tordu (rires).

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas regardé de série animée, au moins un an et demi. Oui, je suis peut-être un boulimique de manga, et avoir passé des centaines, voir peut-être même milliers d'heures à regarder des "japoniaiseries" à la télé étant plus jeune, jusqu'à ce qu'elles ne soient devenues indésirables sur le petit écran, je ne suis pas devenu un adulte accro aux animes. Pourtant j'aime ça, mais allez savoir pourquoi, je préfère les livres. Peut-être parce que je suis fan de BD à la base, ou à cause du format DVD moins famillier que du bon papier qui ne demande rien d'autre que de la lumière pour être regardé, ou parce que quand on opte pour les fansubs (traductions amateures), ça prend tout de suite plein de place sur le disque dur et que je n'aime pas nourrir ma corbeille? Bref, j'ai fait une grosse entorse à ma logique cette semaine en reprenant le visionnage, arrêté l'année dernière, de l'excellente série La Mélancolie de Haruhi Suzumiya, qui a eu la particularité d'avoir été diffusée dans le désordre à la télé (au Japon, s'entend), et de bénéficier d'une réalisation de qualité, en plus d'être originale et drôle, à commencer par son générique qui à introduit une danse devenue culte. Haruhi la lycéenne s'ennuie, Haruhi trouve ses semblables sinistres et sans intérêt, alors Haruhi cherche désespérement à entrer en contact avec des êtres voyageant dans le temps, dotés de pouvoirs ou des extra-terrestres. Alors qu'elle considère les autres élèves comme des légumes, Kyon, sera le seul qui arrivera à discuter avec elle. Malgré lui il va lui donner l'idée de fonder un club pour arriver à ses fins, la Brigade SOS, en usant de stratagèmes peu scrupuleux pour s'implanter. Elle embarque ainsi le pauvre Kyon et quelques autres élèves pour entrer contact avec des êtres plus amusants que de banals humains. Mais il s'avère sans qu'elle le sache que tout n'est en fait pas si normal autour d'elle... Bref, pour savoir de quoi il retourne, regardez cette série animée bien agréable en tous points, il vous sera ensuite impossible de regretter d'avoir cédé à la vénération de la déesse Haruhi. A moins que vous ne cédiez au charme de la frêle mais très en formes Mikuru.

Comme le veut la loi des séries, vous savez, ce qui fait qu'un enfant défiguré par un chien ou des inondations arrivent toujours, bizarrement, par lots de deux ou trois (voir plus) aux infos, pour ensuite disparaître aussi vite que c'est arrivé après quelques promesses politiciennes. Donc comme le veut cette loi, j'ai aussi commencé à regarder un autre anime, plus récent, puisqu'il a commencé à la rentrée. Ca se passe toujours dans un lycée (décidément), ça s'appelle KimiKiss ~ Pure Rouge, et ça raconte simplement des histoires d'amours entre adolescents. Séduit au départ par le character design assez original tout en restant classique (les yeux sont très écartés en fait), j'ai ensuite un peu déchanté, ça sentait effectivement un peu beaucoup le réchauffé et ce dès le premier épisode, je voyais poindre immuablement la love story avec triangle amoureux plus que classique et blindées de clichés, mais finalement non. Enfin, si quand même, pour les clichés, mais j'y reviendrais. Au départ on voit donc arriver la jolie et énergique Mao, qui débarque chez son ami Kouichi sans qu'il le sache, après quelques années d'abscence, ce qui fait qu'il ne la reconnait pas! Là, vous sentez venir comme moi une forte senteur d'histoire d'amour convenue, un peu difficile au début mais qui finit bien. Puis arrive le meilleur ami, Kazuki, qui reconnaît la fameuse Mao. Ouille, le voilà le triangle amoureux, ces trois amis d'enfance, une fille plus agée d'un an, et deux garçons coincés de la nouille qui la suivaient partout étant gamins. Et comme si ça ne suffisait pas, voilà qu'elle se balade en serviette mouillée à peine arrivée. Bon, c'est donc le bouquet, on a en plus le fan service facile dès le départ? Ah... bah non, on ne verra ensuite aucune culotte, aucune fille chaude malgré elle, et même pas ce triangle amoureux! Le trio ne se considère que comme une fratrie, et le timide Kouichi est en fait très amoureux d'une fille de sa classe, alors qu'en même temps les deux autres se découvrent au fur et à mesure des prétendant(e)s chacun(e) de leur côté. On se retrouve donc avec une série montrant des relations de manière très pudique (trop, si on tique sur les clichés), des personnages assez introspectifs, sans oublier un peu de rigolade avec deux gamines absolument insupportables qui jouent encore avec des marionnettes et ont un physique de gamines de 12 ans alors qu'elles entrent au lycée (WTF?! OMFG!!!). Je n'ai vu que six épisodes pour le moment, la suite étant en cours, mais à part ce dernier point j'ai fini par trouver mon compte dans cet anime, qui même sens révolutionner le genre, a le mérite d'exister en tant que tel.

En tant que tel... mais en tant que tel quoi? Vous êtes un drôle d'histrion vous. C'est pas faux? OK, donc vous avez rien compris si je comprends bien... D'accord j'arrête cette transition minable, cette tentative avortée de vous faire comprendre que je me suis farci les presques cinq saisons (mais ça s'arrête pas normalement à quatre les saisons?) de Kaamelott, la mini série qui passe tous les soirs sur M6, et menée de main de maître par Alexandre Astier. Pour moi tout ce qui se fait de mieux en France à la télé, rien que ça. Je vous le concède, c'est pas dur. Sauf que Kaamelott trône bien plus haut que le reste, nous voilà rassuré. La grande force de cette série ce sont principalement ses personnages (tels Perceval, la reine Genièvre, Caradoc, le Roi Loth, et tant d'autres) et ses dialogues, transposant un franc-parler très actuel à l'époque légendaire du Roi Arthur. Une galerie de portraits hauts en couleurs, qui sans toujours chercher la vanne font souvent mouche naturellement grâce à un excellent jeu d'acteur, acteurs issus pour la plupart du théatre, sans oublier des guests star régulièrement croustillantes (François Rollin, Bruno Salomone, etc). Au bout de quelques saisons le format s'allonge et l'histoire se dramatise, mais pourtant ça marche toujours (sur moi en tout cas). Bref, je recommande vivement de tout voir, sur la longueur c'est encore mieux que petit à petit à la télé, entre deux pubs pour des tampons hygiéniques, surtout à partir de la quatrième saison. Ou plutôt, pour être exact, du quatrième "livre".

Revenons une minute (si vous lisez vite) sur les jeux vidéo, j'ai en effet acheté quelques nouveaux jeux. Donkey Kong Jungle Beat sur GameCube d'abord, le seul jeu de plates-formes de l'univers connu qui se joue avec des bongos. Au lieu d'avancer "bêtement" en poussant un joystick et sauter en appuyant sur un bouton, il faut frapper le bongo droit ou gauche selon la direction désirée, et claquer des mains pour quasiment tout le reste (sauter, s'agripper, etc). Fan de jeux aux concepts un peu originaux, j'ai fait le pari que ça allait me plaire, et j'ai vu juste. Si les niveaux se traversent finalement avec assez de facilité, le coeur du jeu se trouve dans la quête du hi-score, et ainsi, faire traverser avec style chaque niveau à ce vieux mais agile Donkey Kong. Graphiquement pas pourri du tout, l'effet de fourrure faisant toujours son petit effet, même s'il ne met pas à genoux le cube de Nintendo, la progression est plutôt variée avec, outre de purs passages plates-formiques, des phases à dos d'animaux, et des boss qui permettent d'utiliser les bongos différemment. Un jeu très sympa. Ensuite je me suis enfin procuré la suite spirituelle du magnifique ICO sur PlayStation 2, Shadow Of The Colossus. Utilisant toujours le même moteur graphique au rendu lumineux si particulier, et une jouabilité similaire, le principe est tout à fait différent. Au lieu d'un jeu de plates-formes / puzzle situé dans un immense château où l'on était accompagné d'une mystérieuse fille, à qui l'on devait tenir la main, il s'agit ici d'arpenter des étendues immenses et désertiques à cheval, et aller vaincre des colosses absolument gigantesques. Ce jeu pose en réalité une question d'éthique au joueur, puisque si le la contrée où se déroule le jeu est totalement disponible à la base, et vous permet déjà de vous amuser, pour peu que vous aimiez errer en profitant de paysages magnifiques, le but de votre quête est de tuer d'innocents géants afin de ramener une jeune fille à la vie. Bien entendu refuser cette aventure vous fait passer à côté d'affrontements épiques, mais c'est peut-être à contre-coeur que vous aurez à achever ces masses immenses qui n'aspiraient qu'à la tranquilité. Voilà incontestablement une grande expérience de joueur, de celle qui élèvent le jeu vidéo au dessus du simple divertissement, tout en en gardant le fun nécessaire aux très bons jeux. Vous sentirez-vous coupable de finir Shadow Of The Colossus?

En fait on va finir sur les jeux, si ça ne vous convient pas, eh bien, je vous dis au revoir tout de suite (rires). Ciao! Bien, maintenant qu'on est entre gamers, parlons skills, bump mapping, gouraud shading, frames per second, scrolling parallax... heu, non? C'est vrai en fait ça me dit pas grand chose non plus de ressasser des termes techniques du passé. Parlons du maintenant, du demain matin, oui, c'est bientôt Noël, la période phare de la vidéoludie, tous ces jeux clinquants qui sortent sur toutes ces belles consoles (enfin, si on veut). Rêvons! Voilà donc quels jeux je voudrais en cette fin d'année si j'avais une des trois consoles du moment ou un PC olympique. Comme si j'étais un hustler, un mec qui là peut se payer cash des jeux à 70€ comme il veut, tout le contraire de ce que je suis donc, avec ma pauvre PS2 asthmatique et ma GC... violette (désolé, j'ai trouvé aucun autre qualificatif adéquat) avec leur jeux d'occasion obtenus à 15€ en moyenne à force de patience. Allez, faisons péter le cidre brut, gavons nous de crêpes au Nutella, ça y est, j'ai décidé que ce Noël serait synonyme de chandeleur, la fête de tous les enfants gourmands, et non pas de pizza Lidl, brisons une tradition pourtant même pas encore implantée. Et puis, au pied du sapin imaginaire, cette liste de jeux, elle aussi imaginaire, classée par ordre de préférence :

  1. Super Mario Sunshine, sur Wii / Le dernier fruit d'un arbre sacré.
  2. Virtua Fighter 5, sur X360 / Le number one de la baston 3D.
  3. Ratchet & Clank, sur PS3 / C'est dans les plus vieilles soupes qu'on... non?
  4. NBA 2K8, sur X360 / Le king du basketball, jusqu'à l'édition 2K9.
  5. Sega Rally, sur PS3 / Un bon jeu de caisse arcade.
  6. Metroid Prime 3 : Corruption, sur Wii / Jamais deux sans trois.
  7. Skate., sur X360 / Tony Hawk must die !!!
  8. Super Paper Mario, sur Wii / Je l'aurais préféré sur GameCube...
  9. BioShock, sur PC / Surtout pour le background.
  10. Assassin's Creed, sur X360 / Par simple curiosité.

Encore un mois à attendre, dur. J'espère qu'on se reverra avant ça, avec au moins des bonnes nouvelles ou des promesses, au pire du mystère et des futilités comme aujourd'hui. En attendant, vous aussi partagez votre liste de fantasmes ludonumériques de fin d'année avec moi. Rêvez, ou ne faites qu'énoncer votre vérité, car les gens qui achètent intensivement des consoles à des centaines d'euros, des jeux à une cinquantaine, soixantaine, voir soixante-dizaine d'euros, et même des PC de jeu à des sommes indues, ça doit bien exister. Pas comme le père Noël.

"And see you on caturday. Cause everyday is caturday."

< Octobre 2007 - Novembre 2007 - Décembre 2007 >