Notes

Burnout Revenge (PS2).

Le 2 février 2007.

Et de quatre. Sous ce titre un brin rageux se cache le quatrième épisode de Burnout, la série de jeux de course qui mise tout sur les sensations fortes et la prise de risque maximale. Criterion après avoir donné une nouvelle direction à la série avec Burnout 3, plus sauvage grâce au principe du Takedown permettant de ralentir les adversaires, va encore plus loin avec Revenge, afin de signer ici ce qui restera à coup sûr l'un des jeux de course les plus extrêmes, pendant très longtemps. Car si le précédent opus vous obligeait toujours à vous soucier du traffic, chaque collision pouvant mettre à mal votre avance, désormais vous serez invité à tout défoncer sur votre passage, et même à vous servir de la circulation comme d'une arme... à condition qu'elle ne vienne pas à contre-sens. De quoi offrir des épreuves inédites, et un regard nouveau sur les grands classiques.

Le gros morceau du jeu se situe dans le mode World Tour, puisque c'est ici que vous débloquerez tout le contenu : voitures et tracés, mais aussi le seul endroit où vous pourrez jouer en solo, le mode Course Libre n'étant malheureusement pas de la partie (à coup sûr le plus gros défaut du jeu). Ce World Tour est découpé en dix niveaux, que vous devrez ouvrir un par un en obtenant le nombre de points requis. Chaque épreuve permet de remporter un maximum de cinq étoiles, attribuées selon la "qualité" de votre conduite, et par votre réussite dans l'épreuve, symbolisée par une médaille (or, argent, bronze ou rien). Si vous avez conduis comme un fou avec discipline vous aurez donc quatre étoiles, et vous obtiendrez la cinquième si vous gagnez l'or. Si vous n'avez pu avoir que le bronze, une étoile vous sera retirée. Les épreuves de crash, toujours au rendez-vous, sont notées sur le même principe, mis à part la manière. Une fois obtenu un nombre de points suffisant, vous passez au rang supérieur, et débloquez de nouvelles épreuves, avec en jeu des véhicules à la puissance sans cesse accrue. Enfin, après avoir débloqué le dixième niveau, pour le prestige, il vous sera possible d'atteindre le rang d'Elite.

Au niveau des circuits, il a huit environnements dans lesquels se trouvent différents tracés, en version courte ou longue, ainsi qu'en Reverse comme le veut la tradition Burnout. Le principe des spéciales partant d'un point A à un point B a par contre été supprimé. Le dépaysement est lui au rendez-vous, le jeu se situant dans des coins variés à travers le monde. Zone urbaine côtière, highways à l'américaine, ville européenne coquette ou zone industrielle crade, montagnes, grande ville et course nocturne à la japonaise... difficile d'être déçu de ce point de vue. De plus, les circuits sont désormais plus ouverts, avec divers embranchements possibles, de nombreux raccourcis, mais aussi des pièges sur les bord de la route (afin d'enrayer le côté "gratte barrière" du précédent) et la part belle faite aux sauts, les tremplins et dénivelés favorisant l'envol étant nombreux, nouvelle orientation du gameplay oblige.

Burnout Revenge offre de nombreuses nouveautés, mais cette possibilité de heurter les véhicules qui roulent dans la même direction que vous est assurément celle qui change tout, jusqu'à même "inverser" le principe de base de la série qui était de tenir un pilotage parfait en dépit des risques pris. Désormais, c'est une véritable fuite en avant qui vous est proposée, le seul souci étant de rejoindre la ligne d'arrivé au mépris de tout le reste, votre cerveau mobilisé à faire le tri parmi la tonne d'informations non-essentielles qui submerge votre vision, au gré des entrechoquements de tôle et de l'environnement qui défile à des allures de plus en plus folles, à la recherche de la moindre opportunité de remplir sa jauge de boost. Cette dernière se charge de la même façon qu'auparavant, mais donne encore plus priorité à la destruction de vos adversaires (au nombre de cinq) qu'aux faits de conduite (dérapages, contre-sens, sauts, etc, et maintenant carnage dans le traffic). En effet, si le Takedown de base est plus que jamais au rendez-vous, accompagné du fameux Aftertouch, qui vous offre la possibilité d'emporter vos adversaires avec vous en cas de crash, le jeu ne se nomme pas "Revenge" pour rien. Lorsque un concurrent vous envoit dans le décor, il devient un "Rival", qu'il sera très avantageux d'abattre à votre tour à la prochaine occasion. Plus tard dans le jeu, une dernière possibilité destructrice sera disponible, le Crashbreaker, une extension de l'Aftertouch. A la condition d'avoir un peu de boost en réserve, en cas de crash, il vous sera permis de consumer cette précieuse denrée pour faire littéralement exploser votre véhicule, et ainsi espérer emporter dans votre chute un maximum d'adversaires. L'idéal étant de l'utiliser alors que votre jauge est pleine, afin de produire une explosion énorme et carrément emporter tous vos poursuivants. En plus de les ralentir, le Crashbreaker vous donne ainsi, en cas de réussite encore plus de boost, mais gare à l'échec. Un jeu sauvage donc, mais aussi stratégique, différentes méthodes plus ou moins violentes vous permettant de l'emporter, à vous de voir si vous voulez gagner ou non avec panache...

Vous l'aurez compris, si toutes ces possibilités sont jouissives, c'est aussi et surtout car la jouabilité est de qualité, très souple, accessible et riche. Avec la progression des performances des bolides obtenus, vous êtes dans l'obligation de sans cesse réapprendre à conduire, à gérer les distances, la négociation des virages à très grande vitesse, booster intelligement, etc. Seulement, si vous ne visez pas absolument les cinq étoiles sur chaque épreuve, Burnout Revenge est tout de même à votre portée en jouant de manière brute, les véhicules principaux se débloquant à l'obtention du seul bronze sur chaque épreuve. Car pour les autres, ceux qui veulent tout finir, le défis est de taille et demandera beaucoup de technique, de sang froid (de chance aussi), puisque en plus des notations d'épreuves, chacune des zones est accompagnée d'une feuille de défis, ainsi que de trois Takedown Signature à réaliser en course (crasher un concurrent à un endroit précis), dans le but de débloquer les meilleurs véhicules du jeu. La durée de vie est donc plutôt conséquente, et pourtant la lassitude ne viendra que rarement, les épreuves étant variées.

Outre les courses classiques et autres Grand Prix, où vous devrez tout simplement arriver bien classé, le Road Rage est de retour, où vous devez toujours effectuer un nombre minimum de Takedowns avant de détruire totalement votre véhicule (ce mode prenant en compte la gestion des dégats au contraire des courses), la "chair à canon" arrivant à volonté. Les courses Eliminator consistent quant à elle à disqualifier le dernier placé en course au bout d'un laps de temps, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un au bout du compte. Des épreuves de Time Trial sont aussi au rendez-vous, même si à cause de l'abscence du mode Course Simple paramétrable ce ne sera que dans le cadre d'épreuves avec un véhicule imposé. Dommage. Nouveauté, le Traffic Attack profite directement de la grande innovation de cet opus, puisque le but y est de générer la plus grosse facture de dégats dans le traffic, en restant le plus longtemps en piste, chaque véhicule défoncé vous accordant un bonus de temps, en fonction de la situation (choc entre voitures, choc frontal, etc). Et sur la même dynamique, le fameux mode Crash est toujours dans la place, avec un système encore différent. Les bonus et autres multiplicateurs introduits dans Burnout 3 passent à la trappe, et sont remplacés par une jauge qui se remplit au fil des collisions générées, dans le but d'atteindre 100% et d'enclencher un Crashbreaker pour tenter de continuer le crash en se dirigeant ailleurs. De plus le départ se fait maintenant arrêté, avec une jauge style "jeu de golf", pour une accéleration plus ou moins bonne, avec le risque de cramer le moteur.

Au niveau sonore, les bruitages sont très efficaces, et illustrent bien la violence à laquelle on assiste à l'écran. Chocs musclés, crash, explosions, moteurs constament en sur-régime, souffle du vent à très haute vitesse, tout participe à merveille à entretenir l'atmosphère du titre. Côté musiques, la tracklist made in EA est bien plus convainquante que dans Takedown. Moins de punk / emo criard, un peu plus de gros son, du rock, et un peu de musique éléctronique. Si cette bande son reste très ciblé "jeune" et ne plaira forcément pas à tous, elle sied plutôt bien au jeu. La possibilité de gérer la playlist permet au moins de ne pas tomber sur certains morceaux indésirables. Et puis grande nouvelle, l'insupportable DJ qui sévissait précédemment n'a pas été invité à la fête!

Concluons sur la partie visuelle et technique du jeu. Le moteur RenderWare n'avait déjà plus grand chose à prouver sur PlayStation 2, mais Burnout Revenge surpasse encore ce qui a été fait auparavant, avec une modélisation des véhicules et des décors très convainquante, des textures variées et assez riches pour être agréables à l'oeil quand on ne fonce pas à toute allure, tout ça pour un rendu global plus que réussi, bien aidé par la présence de filtres graphiques et effets de lumière donnant une identité forte à ce Burnout. Mais à part cette réussite graphique c'est surtout par son animation, d'une fluidité et d'une vitesse incroyable, qu'on est impressionné. La sensation de vitesse est juste hallucinante, il est difficile de croire qu'on puisse faire plus, et c'est bien sûr un point crucial dans cette aura de sauvagerie que dégage le titre. Alors même si l'on regrettera toujours l'ergonomie des menus qui limitent un peu l'expérience, difficile de rester de marbre devant un titre si efficace, accrocheur et bien réalisé. Démoniaque.

Driver - Parallel Lines (PS2).

Le 20 septembre 2007.

La série Driver revient avec ce quatrième épisode, le deuxième sur PlayStation 2, avec la lourde mission de faire oublier l'affreux Driv3r. Pour cela, Reflections a tout remis à plat. Ce bon vieux Tanner installé depuis le début est remisé au placard, pour laisser place à TK, un jeune surdoué du volant (enfin, dans la mesure où vous assurez à la manette...) qui monte à New York pour se faire un peu de maille en proposant ses services à la pègre du coin. La Grosse Pomme sera cette fois-ci la seule ville disponible, mais la surface modélisée pour le jeu sera largement suffisante pour se perdre. De plus, vous serez amené à changer d'époque au cours du jeu, car si l'on débute en 1978, avec son ambiance bien funky, le scénario vous fera ensuite bondir en 2006, avec tous les changements que cela induit (véhicules, urbanisme, ambiance, etc). Avec des missions plus axées sur la conduite de deux et quatre roues afin de limiter les phases à pied qui n'ont jusqu'à présent jamais réussi à la série, on a là un jeu prometteur.

Driver - Parallel Lines fonctionne toujours sur la même formule, à savoir une carte où l'on circule librement, avec quelques points servant de planques, élément classique du genre depuis GTA III. Il s'agit toujours de faire attention à la police, qui en cas d'incivilité de votre part dans leur champs de vision (indiqué sur votre radar), vous vaudra une poursuite assurée, et contrairement au concurent susnommé, vous devrez en premier lieu surveiller votre conduite, hors de question de griller un feu ou rouler trop vite devant une patrouille si l'on veut continuer sa route peinard. L'indice de recherche est plutôt bien vu, puisqu'il dissocie le véhicule de la personne au volant. Par exemple si vous commettez une première infraction, seul votre véhicule sera traqué. Pour être tranquile, il suffit de semer vos poursuivants, puis de se débarasser de l'engin. Mais si vous sortez au mauvais moment, ou que vous faites le guignol en tant que simple piéton, l'indice de recherche ira sur vos épaules. Et là, pour éviter de devoir jouer les ermites, montez dans un véhicule "propre", ce qui vous permettra de passer inaperçu, dans la mesure où vous ne restez pas trop longtemps dans le champs de vision d'un mangeur de donut. Ce que vous ferez forcement, tant ces derniers sont de véritables plaies, qui n'auront qu'une seule idée en tête dès le moindre petit écart commis : vous tuer. Les policiers dans ce jeu sont, disons le franchement, de gros bourrins écervelés, qui vous traqueront sans relâche avec leurs bagnoles hyper rapides, et surtout avec leurs sympathiques fusils à pompe. Stressant.

TK peut heureusement se défendre, à l'aide d'un arsenal vu et revu, allant du simple pistolet jusqu'au bazooka. Le système de visée vous permet soit de tirer librement, soit de cibler avec un léger zoom au dessus de l'épaule, soit de locker automatiquement une cible à votre portée (véhicule ou humain). Vous pourrez aussi locker et tirer en conduisant, mais seulement devant vous. Si tout cela paraît sympa, dans la pratique on galère quand même beaucoup. Les phases piétonnes, sans être injouables, restent très imprécises, à cause de la caméra dépourvue d'option de recentrage, d'une part, et d'autre part à cause du système de lock plutôt foireux, choisissant sa première cible sans grande pertinence, et ne permettant pas d'enchaîner une rangée d'ennemis automatiquement, ce qui rend les missions pédestres assez lourdes quand on se remet en tête le sadisme de vos opposants, qui ne se gènent pas pour arriver en masse. Heureusement donc, que votre talent de pilote sera plus souvent mis à l'épreuve, car la maniabilité des véhicules est des plus réjouissantes. Pourtant au début, on peut se poser des questions. Les voitures disponibles en 1978 ont une inertie déroutante succeptible d'en décourager plus d'un, sans parler des motos qui semblent tout à fait injouables! Mais c'est là que réside la force et tout le plaisir qu'on peut retirer de ce jeu, une fois passé le cap de la découverte, quand on commence à dompter cette inertie, c'est du régal. La ville étant particulièrement bien réalisée, proposant aussi bien de grandes artères autoroutières que des petites ruelles pleines de déchets, et le traffic tout à fait crédible, tantôt dégagé, tantôt très encombré, il y a vraiment moyen de s'amuser comme un petit fou à arpenter New York de long en large et en travers. J'insiste peut-être, mais Driver - Parallel Lines possède un vrai potentiel caché une fois les véhicules bien maîtrisés, car il subsiste toujours un risque d'accrochage très présent, même en 2006 avec ses véhicules plus nerveux, du fait du traffic souvent chargé et de la faible place laissée pour se faufiler, ce qui donne de bonnes doses d'adrénaline avec les voitures et motos les plus rapides. Cette relative exigeance offre ainsi l'impression de souvent réaliser des prouesses, même si cela peut s'avérer dur pour les nerfs lorsqu'on est en pleine mission...

Des missions qui sont donc souvent assez ardues, que ce soit à cause de la maniabilité en cas de phases à pieds, ou des exigences requises lors des phases de conduites. Si le jeu n'est pas très long, cela évite de sombrer dans une certaine lassitude, vu qu'on se retrouve souvent à devoir remplir des objectifs similaires, même si quelques efforts on été fait pour briser la monotonie du shéma de mission habituel (aller sauver untel en mitraillant tout le monde, aller chercher untel à tel endroit sans détruire le véhicule, échapper à une meute de flics ou de gangsters enragés, ou encore faire une course contre des adversaires suréquipés). Aussi, si vous échouez, vous pourrez recommencer directement, mais dans les même condition de départ. Si vous comptiez changer de caisse au cas où elle ne soit pas franchement appropriée ou trop abimée pour survivre à toute la mission, il faudra retourner au lieu de rendez-vous. Sachez enfin que vous pourrez collecter chaque véhicule du jeu dans votre garage, et qui, quoi que vous en fassiez, reviendra toujours. Vous pourrez ainsi, moyennant finance, les réparer ou leur retirer leur indice de recherche, et modifier carrosserie et mécanique, pour de meilleures performances, et puis bien entendu, ajouter l'indispensable nitro, qui vous servira sûrement pendant les courses de rues, qui composent une partie des missions annexes.

Le scénario s'avère lui sympathique, mis en scène à l'aide de cut-scenes très bien réalisées, qui posent les objectifs de la mission à venir, ou font simplement avancer le cours de l'histoire. Si les différents personnages sont caricaturaux, le tout reste assez sérieux, comme dans un films de gangsters, et dénué de l'esprit critique assez acide qui habite la série des GTA. L'ambiance est au rendez-vous, avec une playlist distincte pour chaque époque, mais aussi deux habillages visuels, avec des teintes chaudes pour 1978 et une ambiance glaciale en 2006. New York est en tout cas très fidèlement reproduite, le moteur graphique assure, avec très peu de clipping (comparé au popup bien dégueulasse de San Andreas, c'est un autre monde), et une allure générale très bonne, un bon compromis entre la complexité de la modélisation et la qualité des textures a été trouvé. Tout cela accompagné d'une animation assez fluide pour ne pas gêner. Les effet sonores ne manquent, eux, pas de punch, et les gros crashes sont accompagné d'effet visuels qui font très mal, sans oublier l'effet de flou qui renforce la sensation de vitesse (ces artifices étant désactivables à l'envie). Bref, l'enrobage de ce Driver est difficilement attaquable pour de la PS2.

Alors, est-ce que ce jeu est au final une réussite? Il subsiste encore trop de problèmes pour en faire un excellent jeu. La maniabilité peut être rédhibitoire pour beaucoup car elle complique lourdement certaines phases de jeu, mais en même temps elle peut apporter beaucoup de plaisir pour les plus persévérants et ceux qui trouvent plus amusant d'arpenter librement les rues de New York sans se prendre la tête que de suivre le scénario. Surtout que la présence de nombreux codes permet de remplir les missions principales sans trop piquer de crises, mais aussi de pouvoir profiter plus tranquilement de l'immensité de la ville. Pas très honnête, mais bon, il faut jouer les gangsters jusqu'au bout! Driver - Parallel Lines est donc plus une expérience sur-mesure, qu'un jeu définitivement bon ou mauvais ; moins riche, mais plus spécialisé qu'un GTA. A vous de voir si ses nombreuses qualités peuvent vous faire passer outre ses défauts les plus conséquents.

Suzuka (Tome 1).

Le 2 juillet 2007.

Réalisé par Seo Kouji, Suzuka est un manga embrassant le milieu du sport avec beaucoup de brio, même s'il ne réinvente pas la roue, pour l'instant en tout cas. L'intrigue reste en effet très classique.

Yamato, 15 ans, fraichement débarqué à Tokyo pour son entrée au lycée, tombe sous le charme dès son arrivée d'une jeune fille s'exerçant au saut en hauteur. Celle-ci, Suzuka, s'avère être une des résidente de l'établissement pour dames que tiens la tante de Yamato, la chance semble donc sourire à ce dernier. Sauf que rien ne se passe comme prévu, le jeune homme étant plutôt du genre gaffeur et spontané, là où Suzuka est d'une rigueur et d'une froideur à faire peur. Cependant il ne faut pas toujours se fier aux apparences, et les deux jeunes gens vont donc progressivement sympathiser, surtout qu'ils vont se retrouver dans la même classe. Une classe où se trouvent aussi deux très vieilles connaissances de Yamato ; l'intraitable squatteur et dragueur Hattori, ainsi que la douce et très (très) discrète Honoka, amoureuse en secret de Yamato depuis de nombreuses années... Bref, ce premier tome met surtout en place les relations entre les personnages, le côté sportif n'étant pas encore entré vraiment dans la partie, ce qui va vite changer.

La première grande force de ce manga, est ce que l'on voit en premier, la qualité graphique. Le character design est de premier ordre, les personnages sont à la fois mignons tout en ayant un côté adulte, les visages sont aussi très expressifs, et le découpage des planches limpide, sans pour autant être paresseux et sans audaces. Rien à redire donc sur tout ce qui concerne l'aspect visuel. L'ambiance est très sympa, souvent drôle, sans sombrer ainsi dans des outrances à la Love Hina, même s'il faut dire que Suzuka partage plusieurs points communs avec cette oeuvre, dont principalement les imbroglios amoureux, et le "fan service", bien aidé par la présence de bains publics dans la résidence de la tante de Yamato. Cela reste tout de même en retrait par rapport aux points forts du manga, dont fait partie pour moi le sérieux qui émane de l'ambiance, véhiculé par les enjeux sportifs, et le caractère de Suzuka. L'édition proposée par Pika est de bonne qualité, fidèle à ce que propose de mieux l'éditeur, on aura donc pas l'occasion désagréable de râler sur ce point.

Cette série se pose donc dès le départ en une valeur sûre, pour peu que l'on aime les intrigues qui mèlent amour et sport, et que l'on porte particulièrement attention aux dessins. Pour ma part, j'adore (rires), alors reste à voir si l'auteur arrive à faire rimer durée et qualité!